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Doro, société suédoise leader dans le domaine des mobiles simplifiés franchit une nouvelle étape dans la commercialisation de ses produits… En effet, le téléphone portable Doro PhoneEasy 410s gsm destiné aux seniors arrive dans le réseau de distribution SFR. Déjà largement présent en grande distribution, magasins spécialisés, e-commerce et chez les autres opérateurs de téléphonie mobile, Doro est commercialisé depuis le 24 aout 2010 dans les 820 points de vente SFR, le 2ème opérateur français, qui compte plus de 20 millions de clients. Afin de satisfaire la demande de sa clientèle senior, SFR a choisi de référencer le Doro PhoneEasy 410s, le plus vendu des mobiles Doro (déjà disponible chez Orange et Bouygues Télécom), récompensé de plusieurs prix du design. SFR proposera ce nouveau mobile à partir de 1 euro avec une offre en abonnement. « Nous sommes très heureux de ce partenariat avec SFR, précise Jérôme Arnaud, PDG de Doro. La confiance témoignée par ce nouvel opérateur renforce notre position de leader sur le segment des seniors. Je ne doute pas que le PhoneEasy 410s permettra de développer les ventes de SFR sur ce marché ». A noter que l’option « Assistance Santé 24h/24 », lancée en partenariat avec Europ Assistance en septembre 2009, sera particulièrement proposée avec ce mobile. Elle permet de joindre de façon illimitée depuis un mobile SFR la plate-forme d’Europ Assistance. A tout moment, 24h sur 24h, où que le client se trouve, ce dernier peut être mis en relation avec un médecin qui l’écoute et le renseigne sur des questions de santé. Il peut également faire part de ses préoccupations aux conseillers de la plate-forme à toute heure du jour ou de la nuit, ou encore bénéficier d’une assistance en cas de problème (accident, maladie) au cours d’un déplacement en France ou à l’étranger (rapatriement, etc.). Proposée au prix de 9,90 euros par mois, cette option est compatible avec l’ensemble des forfaits de SFR (hors SFR La Carte), y compris les forfaits sans engagement, les « minis de SFR », disponibles à partir de 6,90 € TTC/mois. Doro PhoneEasy 410s Ce téléphone simplifié est aujourd’hui le plus vendu des mobiles Doro. Sa fermeture à clapet (qui se veut « la façon la plus simple et la plus sûre de décrocher et raccrocher »), son design et son ergonomie correspondent aux attentes des seniors. Ce mobile, spécialement conçu pour eux, permet d’accéder à la téléphonie mobile, en toute simplicité, sans appréhension et en toute sécurité (touche d’appel d’urgence au dos de l’appareil qui permet de joindre automatiquement ses proches). Larges touches espacées, grands caractères, menus conviviaux et fonctions essentielles. Il dispose aussi d’une radio, d’une très bonne compatibilité avec les appareils auditifs et d’un chargeur très simple à utiliser. Rappelons que les personnes âgées et/ou handicapées restent encore largement délaissées par les grands fabricants de téléphonie mobile. Doro, est l’une des entreprises qui tente de répondre aux attentes de ce marché Source
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« La décision de fermeture de « la maison de retraite St Joseph » de Ceilhes-et-Rocozels (34) a été prise suite à plusieurs signalements émanant de professionnels de santé et de familles et à l’absence de mise en conformité avec les règles de médicalisation » indique un communiqué de la préfecture de l’Hérault. La secrétaire d’Etat aux Ainés, Nora Berra, a rappelé la nécessité de respecter les normes qui conditionnent la qualité des soins et la sécurité des personnes car ces normes ont deux objectifs, s’assurer que le niveau de médicalisation nécessaire à la santé des personnes âgées est garanti, s’assurer que les locaux et les équipements sont en adéquation avec les besoins des personnes selon leur degré de dépendance et leur pathologie. « Les autorités destinataires des signalements ont décidé de diligenter en urgence une inspection, d’autant que cet établissement avait précédemment été mis en demeure de se mettre en conformité avec la réglementation relative à la médicalisation des établissements recevant des personnes âgées dépendantes. Il était, sauf évolution de sa part, sous le coup d’une mesure de fermeture probable » précise encore le communiqué de la préfecture. Cette inspection a été menée par l’agence régionale de santé, avec le conseil général de l’Hérault et la Direction de la Protection des populations du département de l’Hérault. Lors de l’inspection de « la maison de retraite St Joseph » de Ceilhes-et-Rocozels, les inspecteurs ont remarqué que les conditions d’accueil et d’installations des personnes âgées n’étaient en rien compatibles avec l’état de santé des personnes accueillies, « cet établissement ne remplissant aucune des prescriptions normatives : l’établissement ne dispose pas d’une autorisation pour accueillir des personnes âgées dépendantes ; il n’est pas en mesure d’organiser les soins en fonction des besoins liés à l’état de santé des personnes accueillies ; les locaux, vétustes, sont inadaptés aux exigences de sécurité, notamment pour des personnes vulnérables ; et les normes d’hygiène élémentaires, sur le plan de l’alimentation, de l’entretien des locaux ou même du linge ne sont pas respectées » affirme la préfecture. « L’ensemble de ces éléments, qui cumulés, s’aggravent mutuellement, produisant une menace sur la santé et la sécurité des personnes, ont conduit le Préfet, représentant de l’Etat dans le département, à prendre une mesure pour les mettre hors de danger. L’arrêté de fermeture constitue ainsi une mesure conservatoire. Les autorités ont préparé un dispositif de transfert et d’accueil des résidents vers les structures aptes à les recevoir et à évaluer leurs besoins, afin que leur orientation définitive réponde aux mieux à ceux-ci, aux choix des personnes et de leurs familles. « Les familles des personnes accueillies dans « la maison de retraite St Joseph » de Ceilhes-et-Rocozels ont été informées de la situation avant que la mesure de fermeture ne soit prise, et du soutien qui leur serait apporté » conclut le communiqué de la préfecture de l’Hérault. Jacques Cambon, le maire de la commune, veut rester optimiste, indique un article du quotidien Midi Libre : « Nous allons nous battre pour rebondir et maintenir une structure. C'est très grave ce qui nous arrive. Mardi prochain nous allons discuter de l'avenir des 12 emplois du site. Nous avons le soutien des services de l'État pour trouver une solution pour les emplois. » Source
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Une plongée réjouissante dans les années yé-yé, tout en musique et en archives ! Ou comment la culture ado prend pour la première fois le pouvoir en France. A suivre ce soir sur Arte à 20h35. Quatre rediffusions de prévues dans les jours à venir. Johnny, Sheila, Dick Rivers, Françoise Hardy, Cloclo, Sylvie Vartan... : au début des années 60, une génération de chanteurs, tout imprégnée de la vague rock'n'roll outre-Atlantique et des mélodies sulfureuses d'Elvis, débarque en France. Jusqu'alors étouffée par les adultes, la jeunesse s'émancipe à travers cette musique et ses idoles. L'oreille collée à leur tourne-disque et à leur transistor, les ados lâchent les habits sages pour les couleurs acidulées, s'inventent un langage, se déhanchent sur le twist au club du Golf-Drouot et se retrouvent bientôt autour d'une émission de radio mythique, Salut les copains... Les copains au pouvoir Sur un rythme enjoué, mêlant de larges extraits d'émissions de variétés et de scopitones, des entretiens inattendus et des images d'actualité souvent drôles et décalés, ce documentaire plonge avec délice dans les années insouciantes d'une révolution tranquille : celle d'une jeunesse encore très gentille mais taxée de "voyou" par les adultes, comme à la suite du concert de la Nation qui dégénéra si peu mais qui fit pourtant scandale. Rapidement devenue la cible des industries du loisir et de la mode - voir ces extraits étonnants de tremplins, ancêtres de la Nouvelle star -, cette génération des baby-boomers grignote ses premières parts de liberté, avant le grand saut revendicatif de Mai-68. Avec les témoignages des chanteurs Dick Rivers et de La Grande Sophie, des animateurs radio Michel Billié (SLC) et Valli, du photographe Jean-Marie Périer... La révolution Yéyé Rediffusion mercredi 1 septembre à 13H00, mardi 7 septembre à 05H00 et vendredi 17 septembre à 05H00 (France, 2010, 52mn) Source
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Suite à l’étude publiée cette semaine par l’Association Médicale Canadienne (AMC) soulignant la pression que le vieillissement de la génération des baby-boomers allait entrainer sur le système de santé, certains journaux ont évoqué un « tsunami gris »… Marguerite Blais*, ministre responsable des aînés au Québec, s’est insurgée contre l’emploi de ce terme… Dans une lettre envoyée aux médias, indique le quotidien Montréal Express, la ministre expose certaines raisons pour lesquelles elle souhaite substituer ce terme de « tsunami gris » (lire aussi : Vieillissement des baby-boomers : source d’inquiétudes pour le système de santé canadien par « luminosité des aînés ». « La population québécoise vieillit, certes, mais son état de santé global ne cesse de s’améliorer. Même s’il est évident que l’occurrence des troubles de santé augmente en vieillissant, ces derniers n’empêchent pas pour autant la grande majorité des aînés de demeurer actifs », écrit-elle dans son courrier. Et d’ajouter : « Voilà pourquoi je soutiens qu’un changement global de mentalité doit s’opérer au sein de notre société quant au regard négatif qu’elle porte en général sur la vieillesse. Les aînés ne font pas partie du problème, mais bien de la solution. C’est en ce sens que la valorisation du concept de « vieillissement actif » s’avère un moyen incontournable pour assurer la prospérité du Québec de demain. » *La ministre responsable des Aînés, Mme Marguerite Blais, a pour mandat de favoriser la mise en place des conditions favorisant l'engagement et la valorisation des personnes aînées au sein de la société québécoise. Source
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Le groupe de maisons de retraite Steva, créé en 2005 par Laurent Boughada et Richard Claverie, propose un nouveau concept d’établissements pour personnes âgées valides ou dépendantes : les « Villa Beausoleil ». Des structures qui se veulent « innovantes tant par leur architecture que par leurs prestations et en offrant à leurs clients la redécouverte du plaisir de vivre ». Explications. En France, les maisons de retraite ont mauvaise réputation… Selon le sondage TNS Sofres réalisé en 2009 pour la Fédération hospitalière de France (FHF), 52% des Français disent avoir une mauvaise opinion des maisons de retraite, un chiffre en hausse de 3 points par rapport à la même étude menée en 2007. Huit personnes sur dix considèrent même que les personnes âgées et leurs familles choisissent ce mode d’hébergement à contrecœur. Des chiffres imputables à la médiatisation de certains faits choquants (cf l’émission de France 2 Les Infiltrés). Une maison de retraite est -en général- perçue comme un « mouroir » pour personnes âgées. « Peu accueillante, voire même repoussante, ses habitants y sont traités comme s’ils étaient devenus des objets sans réaction, par un personnel en sous-effectif » soulignent les concepteurs de Villa Beausoleil. Quel est donc le parti pris du groupe Steva ? Quelle est la vision des deux co-fondateurs, Laurent Boughaba et Richard Claverie ? Réponse : une retraite ouverte sur la vie. Leurs trois structures actuellement en exploitation en région parisienne affichent donc : « une architecture et une décoration hyper design avec des prestations hôtelières de qualité pour un cadre de vie agréable ; un pôle soin avec une assistance paramédicale présente 24h/24 et 7j/7 ; un pôle restauration mené par de vrais chefs, issus du George V et du Ritz ; et enfin un pôle bien-être qui propose un vaste programme d’animations et organise de nombreuses sorties et voyages pour les résidents ». Villa Beausoleil, c’est aussi un concept de résidences pour personnes âgées où « les valeurs et les désirs de chacune d’entre elles sont écoutés et respectés, et où « la retraite » au sens de se retirer, n’a pas de sens » précise encore le communiqué. Ces établissements ne veulent pas devenir des lieux où l’on retire les personnes âgées de la cité mais au contraire, des lieux où l’on vit pleinement et où les échanges avec l’extérieur et la jeune génération (crèches, centres de loisirs…) sont privilégiés… Le prix d’une journée en Villa Beausoleil en pension complète varie entre 90 et 150 euros en fonction des différentes villas et des différentes chambres proposées (standard, supérieure, luxe, deluxe, et prestige). Le réseau Villa Beausoleil : trois structures en exploitation accueillant au total 229 résidents : - Villa Beausoleil Montrouge (92), la Villa historique créée en 1897 qui a jusqu’à aujourd’hui accueilli 5 générations de personnes âgées. - Villa Beausoleil Chaville (92), inaugurée en juillet 2007. - Villa Beausoleil Cormeilles-en-Parisis (95), la plus récente, qui a ouvert ses portes en avril 2009. Cinq autres sont en préparation et devraient être habitables d’ici 2013 à Loisy-sur-Marne, Drancy, Argenteuil, Deuil-la-Barre et Marseille Plus d’informations sur : www.villabeausoleil.com Source
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L’institut de sondages BVA a réalisé pour l'hebdomadaire L’Expansion un sondage auprès des 60 ans et plus, pour connaître : leur situation financière personnelle comparée à celle des jeunes générations ; les efforts financiers auxquels ils consentiraient pour réduire les déficits et leur préférence entre solidarité individuelle et collective entre générations. En voici les grandes lignes. « Les plus de 60 ans se sentent privilégiés mais ne seraient pas prêts à consentir des sacrifices pour réduire les déficits. Tous s’accordent à vouloir maintenir notre système par répartition et à privilégier une solidarité intergénérationnelle collective plutôt qu’individuelle. Ils jugent que leur situation financière est meilleure que celle des jeunes générations. Ce sentiment est particulièrement fort (84%) parmi les sexagénaires disposant d’un revenu moyen et supérieur (plus de 2500 euros/mois) » précise Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion. « Pour autant, ajoute-t-il, ce sentiment d’être relativement privilégié ne les conduit pas à juger acceptables les différents sacrifices qui pourraient leur être demandés pour réduire les déficits : une majorité absolue (52%) des plus de 60 ans rejetteraient les différents efforts ou sacrifices que nous avons testé. Difficile ensuite d’établir une hiérarchie bien nette des sacrifices les plus acceptables. Tout au plus peut-on déterminer que la baisse des pensions de retraite est intolérable pour tous (5%), et qu’a l’inverse, l’augmentation des cotisations maladies serait le sacrifice le moins inacceptable pour les sympathisants de droite (18%) et les revenus moyens-supérieurs (20%) ». « Autre certitude : leur attachement atavique au modèle social Français et à son système par répartition. Les plus de 60 ans arbitrent clairement en faveur d’une solidarité intergénérationnelle collective (56%) « c’est-à-dire assurée par les pouvoirs publics et les cotisations »plutôt qu’individuelle (36%) c’est-à-dire pour chacun assurée par sa propre famille. Cet attachement est partagé par tous les niveaux de revenus, mais s’avère nettement plus fort auprès des sympathisants de gauche (68%) qu’auprès de ceux de droite (47%) » conclut Gaël Sliman sur le site Internet de l’institut de sondage. Comme le souligne une dépêche de l'agence Reuters : "Selon l'OCDE, la France figure parmi les pays où les personnes âgées sont les moins touchées par la pauvreté, avec un taux de pauvreté de 9% contre 13% en moyenne dans les pays développés". Sondage BVA pour L’Expansion réalisé par téléphone les 2, 3, 9 et 10 juillet 2010, auprès d’un échantillon de 506 personnes âgées de 60 ans et plus, issu d’un échantillon de 2.008 personnes représentatif de la population française Source
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Le site Internet Zilok, qui permet de louer et mettre en location tout type de biens, espère venir en aide –entre autre- aux seniors en leur proposant de mettre en ligne les divers appareils, outils, objets, etc. qu’ils possèdent et qu’ils souhaitent louer à une personne proche de chez eux. Explications. A l’approche des discussions de rentrée sur la réforme des retraites, les seniors sont inquiets quant à l’évolution de leur pouvoir d’achat. Alors que le montant de pension est en moyenne de 1288 euros mensuels*, un tiers des Français envisage de travailler pendant sa retraite pour arrondir ses fins de mois. Mais pas facile de continuer une activité professionnelle à 60 ans passés… Le site Internet Zilok propose donc un moyen qui se veut « simple et efficace » pour compléter sa retraite sans travailler : la location d’objets entre particuliers. Le principe est simple. Chacun possède des objets qu’il n’utilise pas tous les jours. Ce site lancé en octobre 2007 permet aux propriétaires de gagner de l’argent en proposant ces objets à louer près de chez soi : outils de jardin, matériel de bricolage, appareil photo, voiture… : « il suffit de s’inscrire gratuitement, de décrire son objet, d’en fixer le prix à la journée et le tour est joué » soulignent les concepteurs de ce site web. Et d’affirmer qu’un « propriétaire gagne en moyenne 150 euros par mois et certains propriétaires dépassent les 1.000 euros mensuels ! ». « Zilok plaît particulièrement aux retraités qui sont de parfaits loueurs : ils ont accumulé des objets tout au long de leur vie, ils en ont pris soin, ils ont du temps et cherchent à arrondir leurs fins de mois » explique Marion Carrette, co-fondatrice du site. Ainsi, Christian, 65 ans, se frotte les mains ! Avec 42 objets en location sur le site, il s’assure un revenu de plus de 800 eurs par mois. « Zilok représente aujourd’hui une part non négligeable de mes revenus » affirme-t-il. Le site propose aujourd’hui 180 000 objets en location partout en France et a déjà séduit plus de 90 000 membres. Lien vers le site Internet Zilok.com *source BFM TV, juin 2010 Source
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L'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) est sur le point de jouer un rôle de premier plan dans l'élaboration d'une stratégie nationale sur le vieillissement et la santé, au moment où les Canadiens révèlent que l'avenir de leur système de soins de santé les préoccupe de plus en plus... Dans le contexte de son orientation stratégique, qui est de promouvoir des politiques publiques saines, l'AIIC est déterminée à être le fer de lance d'innovations qui garantiront la viabilité de l'assurance-maladie. « Même si les Canadiens se préparent à payer davantage de leur poche pour les soins de santé, ce n'est pas obligatoire », a déclaré à cette occasion Rachel Bard, directrice générale de l'AIIC. Et d’ajouter : « les partisans des soins de santé à deux vitesses invoquent constamment le concept selon lequel l'assurance privée et les frais d'utilisation sont les seules solutions. Il y en a d'autres, en fait. Les infirmières et infirmiers, ainsi que d'autres professionnels de la santé doivent braquer les projecteurs sur toutes les options et aider les Canadiennes et Canadiens à déterminer ce que réserve l'avenir des soins de santé. » Dans son communiqué, l'AIIC indique qu’elle est convaincue que les Canadiens peuvent -et doivent- se pencher sur le grand dossier de l'évolution des besoins en santé d'une population vieillissante dans le contexte de l'assurance-maladie et de la Loi canadienne sur la santé. Une stratégie à long terme bien planifiée sur le vieillissement et la santé est une meilleure solution que l'appel habituel à une plus grande privatisation. Par ailleurs, des investissements stratégiques effectués aujourd'hui dans des domaines comme les soins de santé primaires et les soins communautaires, la promotion de la santé et une meilleure prise en charge des maladies chroniques peuvent entraîner, pour le système de santé, d'importantes réductions des coûts qui garantiraient la viabilité du système de santé et allégeraient le fardeau de plus en plus lourd imposé aux familles des personnes âgées et à leurs proches. Les données indiquent aussi que les baby-boomers se voient imposer une part injuste du blâme de la montée des budgets de la santé. Une étude dévoilée ce mois-ci par la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières/infirmiers indique, par exemple, que les réductions d'impôts ont miné la capacité du gouvernement de financer adéquatement les soins de santé. « Le moment est venu d'analyser les données probantes et de planifier en vue de l'avenir. Les Canadiens doivent déterminer collectivement la meilleure façon de répartir les 151 milliards de dollars qu'ils consacrent aux soins de santé. En faisant de bons choix, nous garantirons que l'assurance-maladie nous servira bien pendant des générations encore » a encore déclaré Mme Bard. Porte-parole national de la profession infirmière au Canada, l'AIIC est une fédération de onze associations et ordres d'infirmières des provinces et des territoires qui représente plus de 139 893 infirmières et infirmiers autorisés. Source
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Dans un récent rapport, le Centre d’analyse stratégique indique que le vieillissement de la population française va entraîner une augmentation de la délinquance des seniors dans les années à venir. 22 août 2010 : dans le Var, un retraité âgé de 75 ans est soupçonné d’avoir tué son fils de deux coups de fusil de chasse à la suite d’un différend. Ce dramatique fait divers illustre malheureusement une nouvelle tendance qui devrait croitre dans les années à venir compte tenu du vieillissement de la population : celle du crime gris. Autrement dit, celle de la délinquance des seniors. Comme le souligne un récent rapport du Centre d’analyse stratégique, « si les personnes âgées de plus de 60 ans ne représentent pour l’instant que 2.13% des mises en cause par les services de police, ce pourcentage devrait augmenter de manière mécanique dans les prochaines années. Cela ne sera pas sans poser de problèmes, notamment dans les établissements pénitentiaires dont la plupart ne sont pas encore équipés pour accueillir des personnes âgées ». La situation est telle au Japon, que les quelques soixante-dix centres pénitenciers commencent à s'adapter aux nouveaux besoins de ces détenus âgés. Certains sont maintenant équipés de rampes pour les fauteuils roulants, de poignées dans les salles de bains et disposent d’infirmières spécialement formées qui aident les prisonniers à prendre leurs repas. Et le rapport de poursuivre : « si l’évolution de la délinquance des anciens devait épouser celle de la pyramide des âges, le nombre d’aînés mise en cause par la police passerait d’environ 24.000 aujourd’hui à 40.000 par an ». « Ce qui compte surtout dans l’analyse de ce phénomène » expliquait en juillet dernier le criminologue Alain Bauer dans Le Figaro, « ce sont les conditions physiques du vieillissement, le fait que les gens vivent plus longtemps en meilleure santé. Cela influe inévitablement sur les comportements ». Toujours dans Le Figaro, « et ce ne sont pas de fébriles vieillards qui cachent chez eux la marchandise sous la contrainte d’un gang de jeunes qui les menace. Ils trafiquent délibérément pour améliorer substantiellement leur retraite ». Selon les experts en criminologie, cette augmentation de la criminalité chez les seniors s'expliquerait principalement par la paupérisation des plus de 65 ans, par l'explosion de la cellule familiale et par l'isolement des personnes âgées. Source
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Le bulletin 2010 de l'Association Médicale Canadienne (AMC) signale l'apparition d’un écart clair entre les générations en matière de soins de santé… Constat : le nombre de Canadiens âgés augmente et les préoccupations au sujet de l'avenir du système de santé du Canada semblent grossir parallèlement… Détails. Il s'agit là d'une des principales constatations tirées de l'édition 2010 du Bulletin sur les soins de santé au Canada publié par l'AMC qui révèle un écart clair en train de se creuser entre les générations sur le plan des enjeux des soins de santé. Par exemple, les répondants de moins de 46 ans sont beaucoup plus susceptibles que les 46 ans et plus de prévoir « des mesures financières » pour faire face aux coûts futurs des soins de santé. Ces mesures, comme l'achat d'assurance-maladie pour compléter le régime public au moment de la retraite, étaient beaucoup plus populaires dans la cohorte plus jeune (37%) que dans celle des plus âgés (17%). « Le bulletin de cette année montre vraiment que les jeunes adultes se préparent à une augmentation des coûts des soins de santé à l'avenir » a signalé à cette occasion la présidente de l'AMC, le Dr Anne Doig. « Nous savons qu'en vieillissant, les gens utilisent davantage le système de santé. Ce bulletin signale clairement que les Canadiens veulent un dialogue clair sur les questions difficiles et qu'ils le veulent maintenant. » Le bulletin publié le 23 août repose sur un sondage en ligne de 3.483 Canadiens adultes. Plus concrètement, les constatations sont les suivantes : - les Canadiens craignent pour une grande majorité (80%) que la qualité des soins de santé ne diminue à cause des pressions exercées par le vieillissement de la génération du baby-boom ; - ils craignent dans une proportion semblable (79%) que le système ne puisse offrir la même couverture qu'à l'heure actuelle à mesure que d'autres membres de la génération du baby-boom parviendront à l'âge de la retraite ; - trois Canadiens sur quatre (76%) craignent d'avoir à payer plus d'impôts afin que le système de santé puisse fournir des services aux baby-boomers ; - pratiquement trois quarts des répondants (73%) craignent de ne pas avoir suffisamment d'argent pour maintenir leur état de santé en vieillissant ; - enfin, trois quarts d'entre eux (74%) reconnaissent aussi qu'un changement urgent s'impose si l'on veut que le système de santé de l'avenir offre le niveau actuel de soins à la génération du baby-boom. « La préoccupation soulevée par l'avenir des soins de santé et l'effet de la génération du baby-boom est très réelle », conclut-on dans le résumé du bulletin produit par Ipsos Reid, qui a réalisé le sondage pour l'AMC. Les répondants reconnaissent par une grande majorité (85%) que les défis découlant du vieillissement de la population signifient qu'il est temps pour les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de commencer à négocier un nouvel accord sur le financement des soins de santé. Lorsqu'il est question de la qualité globale du système de santé, 75% des répondants lui accordent un A (36%) ou un B (39%), ce qui correspond aux notes combinées de 74% en 2009 et 73% en 2008. Le A était plus fréquent dans la région de l'Atlantique (43%) et en Ontario (40%), et le plus rare au Québec (31%) et en Colombie-Britannique (29%). Source
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Le 6 juillet 2010, Vincent Chriqui, directeur général du Centre d’analyse stratégique a remis a Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’Économie numérique le rapport baptisé « Vivre ensemble plus longtemps : enjeux et opportunités pour l’action publique du vieillissement de la population française ». Présentation des dix principales propositions. Le vieillissement des sociétés est un phénomène mondial, mais il présente dans chaque pays des singularités. Entre mini baby-boom, maintien de sa population active et papy-boom, la société française présente des atouts et des vulnérabilités spécifiques. Sans négliger les enseignements de la comparaison avec l’étranger, il s’agit de formuler une réponse originale aux défis du vieillissement dans le cas de la France. L’équation sociodémographique française se compose d’abord d’un processus accéléré de vieillissement « par le haut » (augmentation du nombre de personnes âgées) dans les quinze ans à venir : l’espérance de vie moyenne a dépassé les 80 ans depuis 2004 ; les générations nombreuses du baby-boom franchissent le seuil des 60 ans depuis 2006 (avec un passage de 12,8 à 20,9 millions de 60 ans et plus d’ici à 2035) ; et le nombre de personnes dépendantes devrait atteindre un premier pic dès 2020-2025 (1,2 million en 2020) et se maintenir à un niveau élevé jusqu’en 2050-2060. Simultanément, la société française présente le taux de fécondité le plus élevé en Europe (presque 2,1 enfants par femme). C’est incontestablement une chance pour le futur mais nous serons, plus que d’autres, soumis à un stress de « prise en charge » dans les quinze années à venir, avec le cumul des besoins de la petite enfance et d’une population âgée dépendante en probable augmentation. Ce point illustre une perspective plus globale sur le pacte social : nos choix collectifs devront concilier les aspirations et les besoins de non plus trois, mais quatre générations, en distinguant les seniors et les aînés (au-delà de 75 ans). Le scénario « au fil de l’eau » du vieillissement de la société française peut comporter des risques économiques (croissance faible) ou sociaux (conflits entre générations). Mais le présent rapport fait l’hypothèse qu’un vieillissement maîtrisé est à notre portée, à condition de ne pas différer plus longtemps un ensemble de réformes structurelles. Vivre ensemble plus longtemps nous incite à actionner plusieurs leviers, notamment : - promouvoir la carrière professionnelle « durable » avec la valorisation de dispositifs intervenant tout au long du cycle de vie professionnel dans une logique préventive (formation, amélioration des conditions de travail, nouvelle gestion des âges dans l’entreprise) afin d’avancer vers un vieillissement réussi à la fois au travail et par le travail ; - réorienter les dépenses sociales des prestations en espèces et des avantages sociaux-fiscaux vers les prestations en nature, pour financer la montée en nombre et en gamme des professionnels des services à la personne et améliorer la qualité de vie des aînés en difficultés. L’opportunité de créer des emplois est réelle - on pourrait compter presque 1 million d’emplois associés au vieillissement en 2025 (soit un doublement en vingt ans pour le nombre d’intervenants à domicile et une croissance de 25% sur la même période pour les postes en établissements pour personnes âgées) ; - continuer à faire évoluer le marché du travail des services à la personne sans créer de barrières à l’égard des moins qualifiés, mais en cherchant à lever celles existant aujourd’hui entre les publics (enfance, handicap, dépendance) et les lieux d’exercice (domicile ou établissement). En répondant aux besoins des seniors et des aînés, qu’il s’agisse de niveau de vie, de santé, d’habitat ou de sécurité, les politiques publiques peuvent contribuer à améliorer le bien-être de tous et fonctionner comme un « multiplicateur » de solidarités privées-familiales qui risqueraient sinon de s’épuiser... A condition toutefois de s’organiser, par un « policy mix » inédit, en phase avec une société où les individus vivront plus longtemps. Les dix principales propositions du rapport Chriqui Proposition 1 : Encourager dans les travaux statistiques et universitaires la référence à des groupes d’âge plus conformes aux réalités actuelles, en différenciant les seniors des personnes âgées avant et après 75 ans.
Proposition 2 : Renforcer l’éducation pour la santé dès le plus jeune âge dans le cadre de la scolarité, notamment par l’apprentissage d’une bonne hygiène de vie. Proposition 3 : Lutter contre les inégalités d’accès à la formation continue tout au long de la carrière par le renforcement des droits à formation, en responsabilisant plus encore l’employeur. Proposition 4 : Responsabiliser davantage encore les entreprises quant à l’amélioration des conditions de travail en réformant le système de couverture des ATMP. Proposition 5 : Sensibiliser les PME au « design universel » pour concevoir des produits utilisables facilement par tous, en favorisant la création de centres d’expérimentation afin de vérifier la compatibilité des produits pour les personnes âgées et handicapées. Proposition 6 : Renforcer la coordination des différents responsables sanitaires et sociaux en développant des contractualisations entre acteurs. Proposition 7 : Infléchir la stratégie française en matière de logement en rééquilibrant les efforts entre constructions neuves et réhabilitation du stock de logements existants, et entreprendre un recensement systématique des logements adaptés pour faciliter la mobilité. Proposition 8 : Engager une réflexion sur un rapprochement des métiers de l’aide aux personnes âgées, aux personnes handicapées et de la petite enfance (formation, création de « passerelles » entre métiers). Proposition 9 : Sensibiliser les entreprises et les assureurs aux difficultés rencontrées dans le travail ou la vie privée par les aidants familiaux (assouplissements d’horaires, télétravail, dispositifs d’information, programmes de coordination de soins gériatriques, etc.). Proposition 10 : Faire des CLIC et des MAIA de véritables guichets uniques en matière de dépendance en diversifiant l’information proposée et en améliorant leur accessibilité. Source
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Le réalisateur coréen Lee Changdong a présenté lors de la dernière édition du Festival de Cannes son nouveau film Poetry. Ce long-métrage, qui met en scène une grand-mère excentrique qui vit avec son petit-fils et qui se met à la poésie alors qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer sort mercredi 25 août 2010 sur les écrans français. Entretien entre Claude Mouchard, rédacteur en chef adjoint de la revue Poésie et le réalisateur. L’histoire : Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. A 66 ans, c’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence et arbore des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives. Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois de sa vie, à écrire un poème. Elle cherche la beauté dans son environnement habituel, auquel elle n’a prêté aucune attention particulière jusque-là. Elle a l’impression de découvrir enfin des choses qu’elle a toujours vues, et cela la stimule. Cependant, survient un événement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n’est pas aussi belle qu’elle le pensait. La calme audace du film Poetry par Claude Mouchard « Poetry » ! Quel titre pour un film, me suis-je dit avant de voir le film. Que peut faire attendre ce titre ? Un film a besoin de public. Comment peut-il oser se présenter sous le signe de la « poésie » ? La poésie est, me dis-je parfois, le nom de ce dont « on » ne veut plus… « On » ? Le public des films, en tout cas, ou, se légitimant de lui, les lourds appareils de production et de diffusion cinématographiques.
La poésie, dans ce film, est associée étroitement à un personnage de dame (relativement) âgée. Sa vie est des plus humbles : elle a la charge de son petit-fils, adolescent maussade, et son métier est de soigner un riche vieillard hémiplégique (qu’elle appelle « Président »). Mais il y a un charme floral dans sa manière de s’épanouir, avec une discrète liberté, dans l’espace visuel. Il arrive que d’autres personnages, déconcertés ou même charmés, remarquent l’élégance de sa mise… En même temps, sa fraîcheur et sa fragilité – de corolle, de pétales ou de feuilles – recèlent une inflexible détermination. Voilà un film qui ne se raconte pas (même si le fil s’y dévide d’une enquête policière). Des présents y surgissent pour rayonner infiniment. Et lorsqu’au milieu des champs, la grand-mère oublie soudain le motif de sa venue en se trouvant face à la mère de l’enfant morte, le temps s’arrête ; il cède à la pure présence. Ce film, dur et aérien, est à vivre instant après instant. Il nous saisit dans ses rapports internes qui vibrent. L’attention au monde de la grand-mère semble libérée par l’Alzheimer et (comme, jadis, le regard du peintre De Kooning ?) trouve une nouvelle fraîcheur. Pour cette femme, des rimes sensuelles deviennent sensibles : visions de couleurs, tâches de fleurs rouge-sang, chants d’oiseaux qu’elle semble tout près de comprendre – comme crut un jour pouvoir le faire Virginia Woolf devenant folle... La poésie ? Elle est partout dans le film. Elle se révèle puissance de lien – jusqu’à la fusion d’identités. Dans le poème final, « la chanson d’Agnès », n’entend-on pas la voix de la femme âgée devenir celle de la fille morte ? L’image ressuscite d’ailleurs celle-ci qui regarde droit dans les yeux les spectateurs et on aperçoit alors sur son visage l’ébauche d’un sourire. Tout ce film rayonne, sombrement, d’une puissance allégorique diffuse. Et c’est une interrogation qu’on ne saurait formuler, mais qu’on emporte avec soi. Entretien Claude Mouchard : Le titre d’un film, à quel moment du travail cela vient-il ? Lee Changdong : En général, je pense assez tôt au titre d’un film. Curieusement, tant que je n’ai pas le titre, je n’ai pas l’impression que le film va vraiment se faire. Il y a quelques années, dans une petite ville coréenne, une collégienne a été victime d’un viol collectif. Cette affaire m’a longtemps tourmenté, sans que je sache pour autant comment j’allais exprimer mes pensées à travers un film. Au début, j’ai pensé à quelque chose comme « So Much Water So Close to Home », la nouvelle de Raymond Carver, mais je craignais que cette construction soit un peu trop banale. Puis un jour, alors que j’étais en train de regarder la télé dans une chambre d’hôtel à Tokyo, le titre « Poetry » m’est venu. L’émission qui passait était probablement destinée à des gens de passage souffrant d’insomnie. On voyait un fleuve tranquille, des oiseaux qui volaient et des pêcheurs qui jetaient des filets, le tout avec une musique de fond qui incitait à la méditation. C’est à moment-là que je me suis dit que le film sur cet événement cruel devait s’appeler si. (Ndt : « Si » en coréen se traduit par Poésie.) En même temps que le titre, le personnage principal et l’intrigue me sont venus.
Comme par hasard, j’étais accompagné au cours de ce voyage par un poète qui est un ami de longue date. Je lui ai donc fait part de mon idée et il m’a dit que c’était un projet risqué. Il m’a même dit que j’avais pris la grosse tête à cause du –peu de– succès que j’avais remporté dans le passé. Mais paradoxalement, tout en l’écoutant, je me sentais de plus en plus sûr de moi. Claude Mouchard : A quel moment avez-vous pensé à cette actrice, Yun Junghee ? Le public coréen la reconnaît-il aussitôt ? Ou est-ce différent selon les générations ? Lee Changdong : Les jeunes de moins de trente ans ne doivent pas bien la connaître. Dans le cinéma coréen, il y a une rupture nette entre les générations. Dès le début, c’est-à-dire dès l’instant où j’ai conçu ce personnage de sexagénaire élevant seul son petit-fils, j’ai pensé à cette actrice. Cette idée s’est installée en moi comme si elle allait de soi. Peu importait le fait qu’elle n’avait pas tourné pendant les quinze dernières années. Son vrai prénom est Mija, comme mon héroïne. Je ne l’avais pas fait exprès, c’était une coïncidence. Claude Mouchard : Alzheimer : à quel moment vous est venue cette idée ? Au moment où elle rencontre pour la deuxième fois la mère de la fille violée (dans les champs), est-ce qu’elle renonce à lui dire ce qu’elle était chargée de lui communiquer ? Ou serait-ce qu’elle oublie soudain la raison de sa venue ? Lee Changdong : « Alzheimer », le mot m’est venu en même temps que le titre, le personnage de sexagénaire qui élève seul un adolescent et qui va écrire un poème pour la première fois de sa vie. Elle apprend à écrire des poèmes et, presque au même moment, commence à oublier des mots. Cette maladie est une allusion très nette à la mort. Et on pense alors aux relations entre ceux qui s’en vont et ceux qui restent. Quand l’héroïne va dans les champs pour parler à la mère de la victime, elle est fascinée par la beauté de la nature, dans laquelle elle trouve soudain l’inspiration. Elle en oublie le but de sa visite. C’est probablement lié à sa maladie. L’oubli est une chose terrible ! Mais c’est aussi à cause de son « poème » qu’elle oublie. Parfois la poésie fait oublier la réalité. Claude Mouchard : Le professeur-poète ne dit rien de technique sur la poésie ; il cherche à susciter le désir de poésie dans la vie… Il insiste sur « voir » : il me semble qu’ainsi se forme un rapport entre la poésie et le film, entre le désir de faire un poème et le désir de faire un film. Lee Changdong : C’est tout à fait vrai. « Bien voir », cela concerne autant la poésie que le cinéma. Certains films nous permettent d’avoir un nouveau regard sur le monde. D’autres nous amènent à ne voir que ce que nous avons envie de voir. Il y en a aussi qui empêchent de voir quoi ce que ce soit. Claude Mouchard : La poésie est « thématiquement » au centre du film avec l’atelier de poésie et le club de lecture de poèmes. Mais n’est-elle pas partout dans le film par « construction » ? Le film me paraît, plus que ceux que vous avez réalisés jusqu’à présent, fait de rapports qui bougent, et qui relient des instants très durs ou très fragiles. Le film a un caractère « ouvert ». Lee Changdong : J’ai pensé à un film qui ressemblerait à une page sur laquelle est écrit un poème et où subsiste beaucoup de blanc. Ce vide pourra être comblé par les spectateurs. En ce sens, oui, c’est un film « ouvert ». Claude Mouchard : Ainsi, vous laissez vides certaines cases qui semblent importantes. Le policier qui participe aux activités poétiques et dit des choses « graveleuses » réapparaît au moment de l’arrestation du petit-fils et la réaction de Mija laisse penser qu’elle savait qu’il allait venir. Doit-on supposer qu’elle a dénoncé le crime de son petit-fils ? Si oui, pourquoi ne l’avez-vous pas montré d’une manière plus évidente ? Lee Changdong : C’est un secret de Mija et aussi du film. C’est au spectateur de déchiffrer ce mystère. Mija n’aurait pas voulu révéler son secret. Il y cependant quelques indices, peut-être suffisants. Quand elle pleure devant le restaurant, l’inspecteur est à ses côtés ; le jour où son petit-fils va être arrêté par la police, elle lui a tout à coup acheté une pizza, lui a ordonné de prendre un bain et lui a coupé les ongles des pieds et elle a fait venir la mère du gamin… Mais je ne voulais pas montrer cet aspect de manière trop directe. Je voulais plutôt le suggérer au spectateur à la manière d’une « moralité » du Moyen Age. Une sorte de jeu dissimulé dans lequel le spectateur est invité à faire un choix moral devant le blanc du film, tout comme l’héroïne. Mais ce jeu est tellement discret que le spectateur peut ne pas en prendre conscience. Claude Mouchard : Quand la grand-mère finit par céder aux avances du « président », le fait-elle en pensant déjà à l’argent qu’elle pourra lui demander ? On a l’impression que l’idée de lui demander de l’argent ne viendra que plus tard. Est-ce qu’elle a d’abord décidé (après réflexion, ou par une impulsion instantanée) de faire au président ce « cadeau » avant sa mort ? Lee Changdong : Quel sentiment aurait pu amener Mija à faire « cet acte de charité » en faveur de ce vieux machiste ? Avant de s’y résoudre en tout cas, elle a passé un long moment à réfléchir au bord du fleuve où la jeune fille s’était suicidée. Elle était probablement plongée dans des pensées profondes et complexes. Le désir sexuel de garçons immatures ayant entraîné la mort de la jeune fille et celui du vieux qui l’avait suppliée en disant qu’il voulait être un homme pour une dernière fois… Paradoxalement elle décide d’accéder à son souhait. C’était sans doute par pure pitié. Mais plus tard elle salit elle-même son acte en demandant de l’argent au vieux. C’est triste, mais elle n’a pas le choix. Claude Mouchard : Des rimes, des échos, des retours… il me semble que le film comporte des échos visuels : les fleurs en particulier, des fleurs rouges… même si, chez la femme-médecin, ce sont des fleurs rouges artificielles. A un moment on voit de la vaisselle sale dans la cuisine de la grand-mère (qui regarde cette vaisselle) ; et plus tard, à l’atelier de poésie, il sera dit que la poésie se trouve même dans de la vaisselle sale. Ou bien c’est le chapeau de la grand-mère qui tombe à l’eau et qui rappelle le suicide de la fille (et l’image du corps dérivant au fil de l’eau au début du film), mais on dirait que ce chapeau, en flottant, allège le souvenir de cette image initiale… Lee Changdong : Les fleurs rouges sont liées au sang. Souvent la beauté est liée à la laideur. Des fleurs artificielles sont quelquefois très belles. Le chapeau qui tombe dans l’eau fait penser au suicide de la gamine et fait allusion au destin de Mija. Claude Mouchard : La fin du film reste également ouverte. Où est-elle partie après avoir laissé un poème ? On ne le sait pas, on se contente de sentir son absence en écoutant sa voix lisant son poème. Lee Changdong : Là aussi, j’ai voulu laisser au spectateur le soin de remplir la case laissée vide. Même s’il y a aussi des indices. Le cours du fleuve dans la dernière scène fait penser que Mija a fait sien le destin de la jeune fille. Il y a aussi ce qu’elle pense en voyant les abricots tombés par terre. Claude Mouchard : La chanson d’Agnès : la voix de la grand-mère devient, fluidement, celle de la fille. Est-ce bien cela ? Lee Changdong : Agnès est le nom de baptême de la jeune fille morte. Mija écrit à sa place l’unique poème qu’elle laissera au monde. Elle parle au nom de cette jeune fille en imaginant ce que cette dernière aurait voulu dire au monde en le quittant. On peut donc dire qu’elles fusionnent à travers ce poème. Claude Mouchard : Vous dites que ce film est une interrogation : que signifie la poésie en ce temps où la poésie agonise ? Vous dites aussi que dans cette question, le mot « poésie » peut- être remplacé par « cinéma ». Votre conception de la poésie se reflète-t-elle dans la pensée qui guide ce film ? Lee Changdong : J’avais juste envie de poser la question au spectateur. C’est à lui d’y apporter la réponse. Cependant, il y a une chose que je pense à propos de la poésie : elle chante ce qu’un autre pense et ressent à ma place. Si quelqu’un me demandait pourquoi je fais des films, je pourrais lui répondre : « Je raconte votre histoire à votre place. » Yun Junghee, une actrice coréenne de légende Yun Junghee, distinguée parmi 1 200 candidates, fait des débuts fracassants en… 1966 !
Après son premier film, Cheongchun Geukjang (Scènes de jeunesse), elle forme avec Mun Hi et Nam Jeong-im un trio d’actrices qui règne sur l’âge d’or du cinéma coréen, celui des années 1960. Elle crée un effet de surprise en obtenant le rôle principal dès sa première apparition à l’écran, contrairement à ses deux consoeurs qui ont d’abord été figurantes et seconds rôles. Actrice la plus populaire de son époque, Yun Junghee a joué dans 330 films. C’est la seule actrice coréenne à avoir reçu vingt-quatre prix d’interprétation féminine ! En 2008, bien que ne tournant plus depuis un certain temps, elle arrive en tête dans un sondage réalisé par le portail Naver auprès des internautes à qui l’on demandait : « Quelle est la meilleure actrice de l’ensemble de l’histoire du cinéma coréen ? », et voit ainsi confirmé son statut de légende vivante. Malgré seize années d’absence où elle s’est installée à Paris après s’être mariée avec le pianiste coréen virtuose Paek Kun Woo, seize années durant lesquelles elle a refusé d’innombrables propositions, elle est aujourd’hui l’actrice principale de Poetry. Poetry réalisé par Lee Chang-Dong Drame sud-coréen avec Yoon Jung-hee, David Lee, Kim Hira, plus Durée : 2h19min Date de sortie cinéma : 25 août 2010 Source
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Soin exclusif des Thermes de Vichy, l’application locale ou générale de boue thermale de Vichy – qui est une boue végéto-minérale, également appelée Péloïde de Vichy, du fait de la présence d’algues thermales dans sa composition - est un traitement thermal qui s’avère particulièrement efficace pour soulager ou prévenir les douleurs rhumatismales. Petite présentation du péloïde et de ses effets sur la santé et le bien-être. La boue thermale de Vichy, un concentré de principes actifs Produite dans les environs de Vichy (Allier), la boue thermale utilisée dans les établissements thermaux de la station est une boue maturée, également appelée péloïde, au sein de laquelle interviennent à la fois des processus chimiques et biologiques. Issue d’un lent processus de macération, la boue thermale de Vichy est créée à partir de lits d’argile blanche (kaolin) prélevés localement et irrigués pendant plus d’un mois par les sources thermales minérales des Dômes (66°C) et du Lys (60,5°C) dans des bassins prévus à cet effet. A la surface de l’argile se développent alors spontanément des colonies d’algues bleues, riches de composés organiques. Le mélange est alors malaxé en vue d’obtenir une boue homogène. Le produit final, qui va bénéficier à la fois des propriétés thérapeutiques des minéraux contenus dans l’eau et des composés organiques fournis par les algues, se nomme péloïde. « C’est un formidable concentré de principes actifs qui vont se libérer dans l’organisme au contact de la peau » souligne la Compagnie de Vichy dans son communiqué. Bon à savoir : Pour éviter tout risque de contamination bactériologique du péloïde, les Thermes de Vichy le conservent dans des cuves en inox (avec irrigation continuelle d’eau minérale pour éviter son dessèchement). Après utilisation, les boues thermales sont décontaminées dans une étuve à 80°C pendant deux jours au sein des thermes. Une application au contact de la peau pour un meilleur transfert transcutané A usage unique, cette boue thermale est appliquée sous forme d’illutations, c’est-à-dire directement au contact de la peau, à une température de 41°C, pendant une durée de vingt minutes au maximum. Après le soin, la personne se douche puis observe un temps de repos. C’est en fonction de la localisation des douleurs chroniques de chaque personne que le médecin thermal détermine, dans le cadre des cures médicalisées et des séjours santé, si la boue thermale doit être appliquée en illutation locale, générale ou locale multiple. Une fois le péloïde appliqué sur la peau, le corps est enveloppé d’un drap en plastique et d’une couverture, qui maintiendront la température d’application afin de favoriser les échanges –et donc le transfert transcutané– entre les actifs (sels minéraux provenant de l’eau minérale et composés organiques issus des algues) du péloïde et la peau. Une boue thermale aux vertus antirhumatismales La température élevée de l’application de la boue thermale induit une vasodilatation intense pour une meilleure action des actifs contenus dans le péloïde. Ce soin a une action antalgique sur les douleurs et myorelaxante (décontraction des muscles). Les effets bénéfiques des illutations sont d’autant plus importants que ce soin sera prescrit de façon répétée dans le cadre du séjour thermal. C’est pourquoi, l’application de boue thermale est un soin que l’on retrouve habituellement dans le cadre du séjour santé « Prévention Arthrose » (Thermes des Dômes) ou encore dans le cadre de la cure « Rhumatologie » (Thermes Callou et Thermes des Dômes), lorsque le médecin thermal juge nécessaire de le prescrire au patient afin de soulager des douleurs installées. On retrouve également l’enveloppement de boue thermale de Vichy dans des programmes santé tels que « Douleurs du Dos » (Vichy Thermal Spa les Célestins), « Escapade Santé » et « Remise en Santé » (Thermes des Dômes). Bon à savoir : les principaux bénéfices d’un séjour thermal à orientation « rhumatologie » sont une amélioration de la mobilité, une diminution sensible des douleurs qui induit une diminution de la consommation médicamenteuse. La cure thermale a un effet à long terme (plusieurs mois). Et dans les programmes santé & bien-être… Outre ses vertus antirhumatismales, le péloïde de Vichy induit une sensation de mieux-être et a pour effet de démultiplier les vertus dermatologiques des eaux de Vichy. C’est pourquoi « l’Enveloppement Terre de Vichy » (illutation générale de boue thermale de Vichy) entre également dans la composition de programmes du Vichy Thermal Spa les Célestins tels que « Detox Thermal Spa », « Cinquantaine Active » ou encore « Coaching Bien-Etre ». Bon à savoir : La vasodilatation générée par la température à laquelle se déroule l’enveloppement de boue thermale induit une amélioration du flux sanguin, ce qui permet à l’organisme de d’éliminer plus facilement les déchets ou les toxines. Cet effet microcirculatoire drainant est particulièrement intéressant pour évacuer les déchets provenant de la lipolyse (destruction des cellules graisseuses) générée par des soins Minceur tels que l’endomassage (palpé-roulé) ou encore la douche anticellulite des programmes « Maigrir à Vichy ». Infos pratiques La Compagnie de Vichy BP 2138 03201 Vichy Cedex France 0 800 30 00 63 (n°vert) ou 04 70 97 39 16 www.destinationvichy.com info@destinationvichy.com Créée en 1853, la Compagnie de Vichy gère un ensemble de 9 sources thermales et minérales –dont la célèbre source Vichy Célestins– et deux établissements thermaux. Par ailleurs, la Compagnie de Vichy est propriétaire de deux hôtels 2* et 3* et du Vichy Spa Hôtel & Resort Les Célestins****. SOurce
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Richelle Dassin, sœur de Joe Dassin propose chez l’éditeur Hors Collection, « Il était une fois Joe Dassin », un livre sensible et inédit pour célébrer dignement l’anniversaire de la disparition, le 20 août 2010, du célèbre interprète de L’été indien. Il y a trente ans disparaissait l’un des chanteurs les plus doués et les plus aimés des Français : Joe Dassin. Fils de Jules Dassin, Joe n’a eu de cesse de côtoyer, dès son adolescence, de nombreux univers artistiques dont celui de son père qu’il assista sur quelques uns de ses films dont le fameux Topkapi. Puis vint la chanson... des débuts prometteurs et encourageants avant les premiers succès : L’Eté indien, Les Pains au chocolat, Les Daltons (l'une des chansons préférées de Georges Brassens), Et si tu n’existais pas, Les Champs Elysées… Ces tubes, encore aujourd’hui incontournables, font toujours le bonheur des programmateurs radio et des maisons de disques. Pour la première fois, ses sœurs Richelle et Julie et ses fils Julien et Jonathan, ont ouvert leurs archives personnelles (photos de famille, souvenirs de tournées, documents personnels de l’artiste…) et leurs cœurs pour livrer un témoignage bouleversant et inédit. Les auteurs reviennent à la fois sur la carrière de l’artiste hors du commun mais aussi sur l’histoire intime d’un homme de bien que nul n’a pu oublier tant il a marqué son époque par son talent, son charme et son charisme. Rappelons que Richelle Dassin présente cet ouvrage en compagnie de sa sœur et de ses neveux : Julien et Jonathan. Richelle fut l’un des témoins clefs de l'enfance et de l'adolescence du chanteur. Il était une fois Joe Dassin par Richelle Dassin 21 x 31,5 cm 176 pages 27 euros Mise en vente le 9 septembre 2010 Source
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Une étude, menée par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) et que vient de publier le British Medical Journal (BMJ), met en évidence des variations considérables dans les tendances de la mortalité associée au cancer du sein entre les différents pays européens. Détails. Cette étude a examiné les taux de mortalité entre 1989 et 2006 et constaté que la plupart des pays ont connu une réduction globale de ces taux de mortalité, même si l'ampleur de cette baisse est très variable. La moitié des trente pays étudiés enregistrent en 2006 une baisse de plus de 20% des taux de décès par rapport à 1989. Seules la Grèce, l'Estonie, la Lettonie et la Roumanie ont connu une augmentation globale au cours de cette même période. La baisse de la mortalité associée au cancer du sein est généralement attribuée à une combinaison de détection précoce, en partie grâce à des programmes de dépistage et aux progrès des traitements. Les différences mises en évidence dans le présent rapport laissent penser que la façon dont le dépistage, les programmes de détection précoce et le traitement du cancer du sein sont mis en oeuvre dans différents pays aura une incidence importante sur la mortalité. « Pour la plupart des pays, ces taux sont le signe de progrès significatifs » souligne le communiqué du CIRC. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde avec 1,4 million de nouveaux cas estimés en 2008, représentant un cas sur cinq de tous les nouveaux cas de cancer. C'est aussi la forme la plus fréquente de décès par cancer chez les femmes dans le monde, représentant près de un sur huit de tous les décès par cancer. Au cours de la période de cette étude (1989-2006), le dépistage du cancer du sein et des traitements efficaces ont été largement introduits en Europe. Comme le souligne le Dr Christopher Wild, directeur du CIRC : « il est nécessaire d'examiner quelles innovations ont contribué à cette réduction du risque de cancer du sein en Europe et comment ces leçons peuvent apporter de précieux bénéfices en termes de santé publique au niveau mondial, comme en Europe elle-même. Les tendances notables à l'augmentation ou à la stagnation de la mortalité dans certains pays européens représentent des décès par cancer évitables ». La base de données de mortalité de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sur laquelle s'appuie la présente étude, fournit des données annuelles telles qu'elles sont notifiées sur les statistiques de mortalité par âge, sexe et cause de décès obtenues à partir des registres d'état civil des différents pays. Cette étude a cherché à harmoniser les tendances de ces données en tenant compte de l'évaluation par l'OMS de la qualité des données, des modifications intervenues dans la classification des maladies (CIM), de l'interpolation pour les années manquantes, et du lissage des petites populations. En conclusion, les statistiques sur la survie au cancer du sein sont fortement influencées par l'ampleur de dépistage dans un pays donné. Un dépistage très répandu se traduit par le diagnostic de nombreux cancers de petite taille et qui sont de bon pronostic. Par eux-mêmes, les résultats de survie au cancer du sein peuvent être de meilleurs indicateurs de l'intensité de dépistage plutôt que de la réduction de la mortalité. Améliorer le recueil des données pertinentes en matière de dépistage et de coordination des soins est essentielle pour améliorer la compréhension des disparités dans la mortalité associée au cancer du sein en Europe. Source
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L'élimination du diabète et de la dépression ainsi que l'amélioration des capacités intellectuelles et l'augmentation de la consommation de fruits et légumes sont des mesures susceptibles d'avoir le plus d'impact sur la réduction de l'incidence des démences (nombre de nouveaux cas) dans les années à venir, concluent des chercheurs de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) dans un article publié cette semaine sur bmj.com, le site de la revue British Medical Journal. Bien que la cause de la démence reste encore jusqu'alors inconnue, plusieurs facteurs de risque modifiables ont déjà été identifiés, notamment les facteurs de risques cardiovasculaires (pathologies cardiaques, accident vasculaire cérébral, hypertension, obésité, diabète, taux de cholestérol élevé), les antécédents de dépression, le régime alimentaire, la consommation d'alcool et le niveau d'éducation. Fort de ces données, une équipe de chercheurs basée en France et en Grande-Bretagne a estimé lesquels de ces facteurs pouvaient le plus fortement réduire le poids de la démence, si aucun nouveau traitement n'était disponible. Pour ce faire, ils ont suivi 1.433 personnes en bonne santé, âgées de plus de 65 ans, recrutées entre 1999 et 2001 et habitant dans le Sud de la France (agglomération montpelliéraine). Les participants étaient soumis à des tests cognitifs au début de l'étude, puis deux, quatre et sept ans plus tard. Un test de lecture a aussi été utilisé en tant qu'indicateur des capacités intellectuelles sur la vie entière. Les antécédents médicaux, la taille, le poids, les revenus mensuels, le niveau d'éducation, la consommation d'alcool et de tabac ont également été relevés. Le risque génétique individuel de démence a été mesuré. L'analyse de ces différentes données recueillies par l'équipe de Karen Ritchie (Inserm) semble montrer « que la suppression de la dépression et du diabète et une augmentation de la consommation de fruits et légumes conduiraient à une réduction globale de 21% des nouveaux cas de démences ou de déficits cognitifs modérés; la dépression ayant la plus forte contribution (10%) ». Cependant, concernant la dépression, les chercheurs soulignent que la nature causale de la relation dépression-démence reste incertaine. L'amélioration des capacités intellectuelles conduirait à une réduction de 18% du nombre de nouveaux cas, parmi la population générale, sur sept ans. Pour autant, estiment les chercheurs, « éliminer le principal facteur de risque génétique connu en population générale - allèle 4 du gène de l'apolipoprotéine E - ne réduirait seulement que de 7% le nombre de nouveaux cas ». A la lumière de ces résultats, Karen Ritchie et ses collaborateurs suggèrent que les programmes de santé publique devraient inciter aux activités intellectuelles à tout âge, quelles que soient les aptitudes de chacun, au traitement rapide des symptômes dépressifs et à la détection précoce de l'intolérance au glucose et de la résistance à l'insuline, premiers signes du développement du diabète. « Bien que ces résultats fournissent uniquement une estimation sommaire de l'impact sur l'incidence des démences, ils permettent de définir des priorités en termes de santé publique dans le domaine de la prévention », concluent les auteurs. De plus amples études, incluant en particulier des adultes plus jeunes, sont désormais nécessaires pour tester l'impact de mesures d'intervention issues de ces résultats. Affaire à suivre… Source
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L’Espagne, pays célèbre pour ses journées tranquilles au soleil, la siesta, les tapas, la sangria et bien sûr pour son équipe de football championne du monde en titre, est la destination de choix des retraités européens d’après un questionnaire réalisé auprès de 7 500 travailleurs européens par Aon Consulting, la société spécialisée dans la gestion des risques et des bénéfices liés aux employés. Choisie par 15% des Européens, la France se place en seconde place. Figurant non loin de la France et de l’Espagne et présentant des climats chauds comparables, les Etats-Unis (réponse assez surprenante), l’Italie et l’Australasie occupent les trois rangs suivants de ce sondage. L’Espagne et la France arrivent également en tête des classements de popularité concernant les travailleurs souhaitant passer leur retraite dans leur pays d’origine. Dans ce cas, les Espagnols (86,8%), les Français (81,1%) et les Danois (73,6%) sont les plus enclins à passer leur retraite dans leur propre pays, un contraste frappant avec les travailleurs du Royaume-Uni (42,7%), d’Allemagne (45,9%) et d’Irlande (49%) où la majorité espère passer leur retraite à l’étranger. « Un afflux d’immigrants retraités vers quelque pays que ce soit pourrait aggraver la bombe à retardement déjà menaçante d’une population vieillissante en Europe, forçant les pays comme l’Espagne et la France à repenser leurs politiques sociales et leurs budgets pour faire face à des pressions supplémentaires pesant sur les ressources de leurs services de santé » souligne encore le communiqué d’Aon Consulting. Top 10 des destinations des retraités européens (pour les personnes souhaitant passer leur retraite à l’étranger) : 1) Espagne 2) France 3) États-Unis 4) Italie 5) Australasie 6) Afrique 7) Suisse 8) Amérique latine 9) Royaume-Uni 10) Pays-Bas Pourcentage de personnes souhaitant passer leur retraite dans leur pays d’origine : Espagne : 86,8% France : 81,1% Danemark : 73,6% Norvège : 63,4% Pays-Bas : 61,4% Suisse : 53,0% Irlande : 49,0% Allemagne : 45,9% Royaume-Uni : 42,7% Oliver Rowlands, responsable des retraites d’Aon Consulting pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, déclare dans le communiqué : « Les transports aériens à faibles coûts et les outils de communication disponibles sur Internet permettent aux personnes qui passent leur retraite à l’étranger de ne pas s’absenter totalement de leur vie familiale, faisant de la perspective de l’émigration vers d’autres pays une réelle possibilité à une échelle encore jamais observée." « Il n’est pas surprenant de constater que de nombreuses personnes souhaitent passer leur retraite principalement dans des pays où le climat est agréable et où les avantages sociaux sont de bonne qualité, et présentant une distance idéale leur permettant de rentrer dans leur pays d’origine rapidement s’ils en ont besoin. » « Les personnes pensant passer leur retraite à l’étranger doivent prendre en compte certaines implications financières. Il est possible que le coût de la vie soit supérieur dans le pays choisi, et les personnes projetant de passer leur retraite à l’étranger doivent donc inclure cela dans leur plan d’épargne. Certaines implications fiscales peuvent aussi exister à la fois dans leur pays d’origine et dans leur nouveau pays de résidence et il est donc évidemment nécessaire de s’informer à l’avance afin d’éviter les mauvaises surprises pouvant apparaître plus tard. Et finalement, les prestations de soins de santé peuvent amplement varier pour les expatriés, ce qui représentera une préoccupation majeure pour les retraités au fur et à mesure qu’ils vieillissent. » Précisons que cette étude fait partie de l’European Employee Benefits Benchmark d’Aon Consulting, une enquête réalisée auprès de 7 500 travailleurs en Belgique, au Danemark, en France, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne et au Royaume-Uni, dix des économies les plus importantes d’Europe. Le Benchmark s’est focalisé sur les avis des travailleurs à travers l’Europe à propos de thèmes comme la retraite, les avantages sociaux et d’autres questions portant sur les pensions. Source
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FYP Editions vient de publier « Bien vieillir grâce au numérique - Qualité de vie, autonomie, lien social », un ouvrage co-rédigé par Carole Anne Rivière et Amandine Brugière qui analysent les nouveaux usages au service du bien vieillir et présentent également des initiatives et locales innovantes, sociales et technologiques. Vieillir est une chance pour les individus et la société. Le vieillissement n’est perçu et abordé par la société et les technologies que sous l’aspect de la médicalisation et la dépendance. Pourtant, vieillir c'est aussi vivre plus longtemps en bonne santé ! Alors au moment où le développement de l’usage du numérique et des réseaux révolutionne le quotidien, en quoi les nouvelles technologies peuvent améliorer notre vie lorsque nous vieillissons ? Vieillissement et technologies : un rendez-vous manqué Une contradiction est de plus en plus visible : l'usage de l'internet et des TIC se développe considérablement chez les séniors, de la même manière que pour tous les autres âges. Pourtant, les produits technologiques qui leur sont proposés provoquent plus de réticences que d'enthousiasme. Comme l'explique Amandine Brugière, auteure de l'ouvrage : "Les dispositifs numériques doivent être au service du plus grand nombre et l’innovation sociale. Il est temps d'en finir avec les interfaces restrictives et simplifiées. La technologie ne doit pas infantiliser et isoler les plus âgés, elle doit créer du lien." Cet ouvrage montre concrètement comment les technologies et les services numériques pour les seniors peuvent contribuer à la qualité de vie, l’autonomie, la relation, la cohésion de la société, et le dynamisme de l’économie, dans une société où cinq générations cohabiteront. Il analyse de manière approfondie les nouveaux usages au service du bien vieillir, et propose des solutions pour : Définir et mettre en place les conditions du bien vieillir sur un territoire urbain ou rural. permettre un apprentissage efficace des nouvelles technologies Accompagner et soutenir les personnes à leur domicile, créer un habitat évolutif permettre le transfert de savoirs faire et de compétences entre juniors et seniors dans l’entreprise, et entre les différentes générations dans la vie quotidienne Permettre ou restaurer la sociabilité dans les moments de fragilité (déménagement, maladie, deuil) Entretenir et maintenir des réseaux de relation au fur et à mesure de l’avance en âge, et avec une mobilité réduite. Faire du vieillissement une dynamique de croissance économique Un outil pour une question de société qui nous concerne tous. Il présente également des initiatives territoriales et locales innovantes, sociales et technologiques. C’est un ouvrage qui offre, au travers de l’innovation, des réponses à un des enjeux majeurs de notre société : comment permettre de bien vieillir. À propos des auteurs Carole Anne Rivière est historienne, sociologue et psychologue de formation, auteur d’une thèse sur les réseaux sociaux comme facteur de changement social. Ancien chercheur à Orange Labs, elle a été responsable d’un incubateur d’idées dans une entité de recherche dédiée à l’exploration de nouveaux services. Elle codirige le programme « Plus longue la vie » de la Fing. Amandine Brugière a été chef de projet chez British Telecom, a travaillé dans l’édition chez Gallimard et Bayard Presse. Consultante au sein du cabinet de conseils Proposition sur des problématiques d’évolution des stratégies publiques, elle est associée aux travaux de recherche en science de l’information et de la communication de l’université de Paris X à Nanterre. Elle codirige le programme « Plus longue la vie » de la Fing Bien vieillir grâce au numérique - Qualité de vie, autonomie, lien social Carole Anne Rivière et Amandine Brugière La fabrique des possibles FYP Editions juin 2010 160 pages 12,90 euros ISBN-13: 978-2916571 43 0 Source
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Face à l'intérêt croissant des retraités français pour la Thaïlande, la société Company Vauban, agence immobilière francophone basée à Bangkok, a développé le premier contenu informatif global sur le sujet de la retraite en Thaïlande. Détails. Sur fond de crise économique et de baisse de pouvoir d’achat en Europe, une tendance forte se dessine : l’expatriation pour la retraite, vers des destinations ensoleillées où la vie est moins chère et plus agréable... Ainsi, en cinq ans, la Caisse des Français de l'étranger, qui offre une couverture sociale aux expatriés français, a vu le nombre de ses adhérents seniors progresser de 21%... Et une enquête réalisée par l’Institut Ipsos pour le magazine Pleine Vie en février 2010 montre que 24% des Français interrogés aimeraient partir vivre leur retraite au soleil à l'étranger par volonté « d'évasion par rapport à la France ». La Thaïlande : une destination de plus en plus prisée Si les pays du Maghreb, et particulièrement la Tunisie et le Maroc, sont les plus souvent mentionnés, la Thaïlande est une destination qui semble également de plus en plus prisée des retraités Français. Ainsi, selon le Consulat de France en Thaïlande, la part des plus de 60 ans dans la population française en Thaïlande ne cesse de croître : de 4% en 1992, elle est passée à 16% en 2009. Ce sont ainsi près de 2.000 retraités français qui sont aujourd’hui installés en Thaïlande. De fait, le « pays du sourire » a plus d’un atout pour séduire les seniors : soleil toute l’année, coût de la vie très attractif (deux à trois fois inférieur à celui de la France), cadre de vie exceptionnel, infrastructures de qualité (hôpitaux, transports, commerces…), loisirs variés (golf et sports nautiques entre autres), culture mêlant spiritualité (fort encrage du bouddhisme dans la société) et soins du corps (massages, centres de spas), gastronomie fine. Sans oublier une population accueillante, ayant le sens du service et qui cultive les valeurs du respect. Mais du rêve à la réalité, quelles sont les étapes à franchir ? Comment construire un projet à la fois épanouissant et réaliste ? Quelles sont les démarches administratives à effectuer (visa, couverture santé, impôts, banque) ? Comment trouver un logement sur place ? Comment s’intégrer ? Comment se construire un nouveau style de vie ? Autant de questions auxquelles le site internet www.retraite-en-thailande.com, récemment mis en place par Company Vauban, agence immobilière francophone basée à Bangkok depuis quatre ans, et qui a déjà accompagné de nombreux Français dans leur installation en Thaïlande, tente de répondre. Comme le soulignent ses responsables, « il s’agit du premier contenu informatif global sur ce sujet, complété d’interviews de Français ayant déjà franchi le pas, ou envisageant de le faire ». Plus concrètement, Cyrille Hareux et ses collaborateurs multilingues souhaitent offrir un accompagnement personnalisé à leurs clients, pour les assister dans toutes les démarches liées à leur changement de vie. C’est notamment l’objectif des « Rendez-vous Vauban », organisés chaque semaine à l’agence, et au cours desquels sont évoqués toutes les thématiques relatives aux démarches administratives liées à une installation en Thaïlande, et où chaque participant peut bénéficier de conseils personnalisés. Et pour ceux qui ont déjà pris la décision de s’installer, qui veulent acheter, mais qui ne savent pas encore précisément où, cette agence immobilière propose le « Tour immobilier » : sur 4 jours et 3 nuits, Cyrille Hareux leur propose de visiter des propriétés soigneusement sélectionnées à Bangkok, Pattaya, Pukhet et Hua Hin, pour leur donner un aperçu qui se veut « réaliste et objectif » du marché immobilier et du style de vie thaïlandais. Sur demande, des Tours sur mesure peuvent-être organisés, y compris pour des groupes d'amis. Source
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Le photographe américain Ari Seth Cohen prend régulièrement des clichés de seniors chics et chocs qu’il publie ensuite sur son blog : Advanced Style . Un regard étonnant sur des retraités élégants et raffinés, voire un tantinet extravagants. A consulter. Régulièrement. Depuis quelques années maintenant, il n’est plus rare de voir dans les magazines ou les publicités, des mannequins seniors. D’ailleurs, depuis 2005, l’agence parisienne Masters propose aux photographes de mode un large choix de modèles (hommes et femmes) de plus de 50 ans.
Surfant sur cette tendance, le photographe new-yorkais Ari Seth Cohen, 28 ans, prend depuis plusieurs mois des clichés de seniors qu’il rencontre dans la rue au gré de ses promenades. Qu’ils soient âgés de 60, 70, 80 ou 90 ans, depuis août 2008, il publie sur son blog baptisé Advanced Style, les meilleurs photos de ces aînés chics et chocs. « Je me promène dans les rues en cherchant les seniors les plus stylés, les plus lookés » confie l’artiste sur sa page web. « Respectons nos aînés et laissons-les nous apprendre deux ou trois petites choses sur leurs manières d’apprécier pleinement la vie ». Et d’ajouter dans un récent article de la presse anglo-saxonne : « Pourquoi se tourner uniquement vers les jeunes en matière de mode. Pourquoi ne pas regarder les gens qui savent vraiment ce qu’ils font ? ». « J’ai toujours été proche des personnes âgées. Ma grand-mère a été ma meilleure amie. J’ai vraiment passé beaucoup de temps avec elle » ajoute encore le photographe dans l’article. C’est elle qui l’a incité a quitté San Diego pour New York. Et peu de temps après sa mort, il a lancé ce blog qui a d’ores et déjà attiré plus de 800.000 personnes. « Il y a des seniors si extraordinaires ici. Si bien habillés, pleins de vitalité ». Il rencontre ses modèles au cours de ses pérégrinations dans toute la ville. Certains se contentent d’être pris en photo puis disparaissent, d’autres l’invitent à prendre un thé. D’autres encore deviennent ses amis et apparaissent régulièrement dans les pages de son blog. Désormais, il reçoit des emails de retraités qui consultent son blog et s’en inspirent. « J’ai 70 ans. J’ai vu un homme porter des chaussettes à rayures sur votre blog. Je vais m’en offrir une paire ». A terme, le jeune homme avoue qu’il aimerait bien publier un livre à partir de ces photos de mode… Avis aux éditeurs… Pour visiter le blog d'Ari Seth Cohen : Advanced Style Source
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