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Nom du Blog : raymonde
Dernière mise à jour : 22/07/2010 13:08




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22/07/2010 13:08
été sournois

        

L’au be frôle une nature épuisée

Tenue d’EVE, paupières froissées

Soupirs, ses pas salvent la fraîcheur

La fée perlée ondoie sa langueur

Le matin incisif, de l’aube se démet

La chaleur s’engouffre par le vantail

Le soleil exulte il débute ses méfaits

Des molécules poussiéreuses se frayent

Un passage, sueur déployée ,se hissant

D’envergure sur des sièges éjectables

Le vent officie dans les coulisses haletantes

L’air se cabre et rêve d’une mer déroulant

Ses vagues fraîches, caresses de sirène

Ondines solitaires baillant les fonds marins

L’été sournois atterre notre univers

Au loin déjà on entend bruire le tocsin

raymonde verney

http://verney.xooit.fr/index.php

 


31/05/2010 13:02
maman

Lorsque le soir installera son indécence

Sache, maman que je t’ai aimée

Lorsque la solitude inscrira son profil

Sur le calendrier de l’instance

Sache que ma vie implore ta présence

Perdue dans mon enfance j’ai erré

Dans le désert des amours exemptes

Je t’ai aimée passion indélébile

L’automne a froissé sa mante mordorée

Toi tu n’as pas vieillie, tes rides se parfument

D’une douce sérénité, renions le passé

Crissement de pas qui fragiles s’en retournent

Vers ces aubes incohérentes d’où je viens

Sache maman le présent comble mes délits

Accepte cette rose à la robe voilée, timide

C’est moi qui te l’offre mon cœur est tien

Raymonde verney


20/05/2010 11:51
le disque

      Le disque vieux

Dans nos tiroirs se légifèrent les passions

Feu d’intention où les leurres se perdent

Je fouille l’absence ancienne, l’exode

Un disque rayé implore mon attention

La platine oxydée gémit et s’abandonne

Je caresse ce disque, s’efface la poussière

Je m’essaye… explose un verbe grotesque, fripé

Des sons s’uniformisent alors éclate une antiquité

Le disque rayé s’inspire des ses défaillances

Une voix rauque, poussive, émouvante

Vrille l’atmosphère et vers moi rampe

Sous le charme j’éteins la lampe tendance

Le ton s’émeut et se complaît dans ses diatribes

Je sombre dans une mélancolie qui s’égare

Vers un passé que ma pensée suggère à cet instant

Disque inusité à te ouïr je remonte la ruelle d’antan

raymonde verney


20/05/2010 11:50
conte la belle

Affalée sur un lit d’étoiles la belle se désespère

Un oiseau au plumage indigo à son portail

Vint frapper un soir de brume qui  se délétère

Il lui dit en ces mots : la belle ton amant de paille

Court les jupons le village de toi se gausse

Tu es la risée des vieilles extrapolées de l’amour

Laisseras-tu ta renommée creuser ta fosse ?

La belle connecte ta cervelle et délaisse ta tour

Il te faut dit l’oiseau ce déshonneur venger

Je possède des pouvoirs viens faisons le guet

Les nuits sont propices aux amours, ton amant

Filtre ses rencontres dans un bois il les attend

L’oiseau indigo prit la belle sur son dos ils volèrent

Vers un quartier de lune  à terre il la posa et lui confia

Lorsque je sifflerai trois fois, s’avancera  à menus pas

Une dame, ton ami courra vers elle alors la sorcière

WUNA vers lui s’en  ira, elle est si vieille, si édentée

Que l’enfer  n’en veut pas ni le ciel ayez pitié !

L’amant prit dans ses bras la silhouette voilée

Un clair de lune éclaira la face hideuse et ridée

L’amant hurla tant et si longtemps que les damnés

S’en plaignirent, la belle fut vengée la mort occit.

Le scélérat, notre beauté s’en fut vers des rivages

Plus cléments, elle butina les cœurs, maquilla son âge

Raymonde verney


02/03/2010 17:50
arabesques

La lumière s’éveille arpège d’insolence

Tambour des ombres qui craignent

 Et se terrent fantôme de silence

Des oiseaux se mirent dans le vide

 

La nuit les effraient ,leurs cris désolent

Les astres qui s’honorent d’un défilé

Orchestré par des lucioles enfarinées

Musique interférente ,les cors vocifèrent

 

Ecarlates,réjouis,les trompettes s’abusent

Nuisances,chœurs affolés des muses

La lumière tamise les médisances

Elle s’éveille zigzaguant dans les nuées

 

Fascinante chorale égarée dans les dunes

Piano hilare qui tape ses notes,furieux

Dans un abîme d’incongruité ,qui fuit…

Vers les lacs violets terre de nos lunes 

 

Raymonde verney

 

 




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