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Masques oblitérés dans une farandole exquise Regards voilés, rites perturbés, mœurs légères Le carnaval s’envole et de sa bienséance se défait La nuit se perd et se déguise tantôt en valet Tantôt en marquise qui d’un berger affole les sens Course désemparée vers l’autel des plaisirs Le rire s’octroie des droits on goûte à l’élixir Chuchotements, frôlements fiévreux, on danse Une ronde enlace les étoiles aphrodisiaques La musique étreint l’ambiance lascive Les masques cautionnent les libertés orgiaques Souffle le vent sur les passions fictives L’aube de ses persiennes entrebâille son heure Hirsute, droguée fatiguée, d’alcool inhibée Elle ingurgite un café au marc renforcé Des pas sur le pavé résonnent et se leurrent Raymonde verney
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