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En signant avec les plus grands studios d'Hollywood un accord permettant à sa plate-forme iTunes Store de vendre les films le jour de leur sortie en DVD, Apple franchit une nouvelle étape dans sa stratégie sur la VOD. L'accord est une très mauvaise nouvelle pour les distributeurs américains , en particulier les grands réseaux de vidéo clubs, qui perdent l'exclusivité du délai de 30 à 45 jours séparant la sortie d'un film en DVD et sa disponibilité sur d'autres supports. Apple peut ainsi espérer s'assurer une grosse part de ce nouveau marché, à l'instar de son succès sur la musique où il est devenu le premier distributeur aux Etats-Unis. Cependant, le développement de son offre a pris du retard, en dépit de ses annonces. Amazon.com dispose d'un cataogue plus riche et on prête à Microsoft le projet de lancer une plate-forme de téléchargement liée à son baladeur Zune. L'offre de iTunes Store sera riche avec les films de la 20th Century Fox (News Corp), Walt Disney Studios, Warner Bros (Time Warner), Paramount Pictures (Viacom), Universal Studios Home Entertainment, NBC Universal, Sony Pictures et Lionsgate. Les internautes devront payer 14,99 dollars pour les nouveautés et 9,99 dollars pour les autrs films. Accord impossible en France En France, la reproduction de ce type d'accord ne sera pas possible sans une renégociation du calendrier de distribution en vigueur dit de chronologie des médias. Les discussions sur cette question entre FAI, producteurs, réalisateurs et distributeurs sont enlisées depuis plusieurs mois et aucun signe d'évolution changement n'est perceptible. Les opérateurs de plate-forme VOD souhaitent pouvoir diffuser les films 6 mois après leur sortie en salles, soit en même temps que leur sortie en DVD. Actuellement ce délai est de 33 semaines. Autre revendication : pouvoir disposer d'un catalogue plus riche pour attirer les internautes. Ils déplorent que l'offre de films en téléchargement illégal soit plus importante, favorisant ainsi la tentation pour les réseaux peer-to-peer. Source
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Le ministère de l'Economie organise une consultation publique sur les noms de domaines nationaux. Cela concerne le ".fr", mais aussi les extensions des territoires et départements d'outre-mer (".re" pour la Réunion, ".gf" pour Guyane, etc). Il cherche à recueillir les avis des acteurs du secteur sur « les conditions d'accès aux enregistrement (faut-il imposer certaines restrictions), sur la protection de certains noms et le traitement des litiges, sur les tarifs d'enregistrement... ». Cette concertation démarre le 25 avril, et se poursuivra jusqu'au 24 juin 2008. Elle a pour objectif d'orienter le gouvernement avant de lancer un appel à candidatures pour désigner un successeur de l'Afnic, l'organisme actuellement en charge de la gestion des ".fr". La loi pour la confiance dans l'Economie numérique de 2004 prévoit en effet que les gestionnaires des extensions françaises doivent être désignés par le ministre en charge des communications électroniques. Mais il a fallu attendre la parution d'un décret en 2007, pour que le processus de sélection puisse être mis en action, avec comme première étape cette concertation. Source
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MySpace a lancé officiellement son espace Application Gallery, qui rassemble l'ensemble des applications créées par des développeurs tiers, pour les insérer sur les pages du réseau social. Accessible depuis la page d'accueil MySpace, cet espace revendique quelque 1000 applications disponibles. Les utilisateurs pourront y trouver des gadgets à insérer concernant la musique, les jeux, la photo, le shopping, le sport... Rappelons que fin février, MySpace avait ouvert sa plate-forme de création d'applications pour les développeurs. Elle s'appuie sur Open Social, l'initiative lancée en novembre 2007 par Google pour garantir la compatibilité des applications sur les différents réseaux sociaux. Et pour se montrer attractif par rapport à ses concurrents, MySpace a décidé de laisser les développeurs monétiser eux-mêmes leurs applications. Les widgets présents dans Application Gallery sont donc susceptibles de faire apparaître des publicités. Source
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Quelles sont les attentes des entreprises en terme de simplification des démarches administratives ? La question leur a été posée par la direction générale de la modernisation de l'État (DGME), au début de l'année, sur un site internet dédié. Les réponses (*) ont fait émerger « deux axes de simplification prioritaires » : 69 % des répondants placent en premier lieu la possibilité de faire leurs démarches en ligne, devant la limitation du nombre de pièces justificatives à envoyer aux administrations (54 %). La consultation était orientée sur quatre secteurs d'activités en particulier : le bâtiment et la construction, l'hôtellerie-restauration, l'environnement et les marchés publics. Et les répondants se sont le plus exprimés sur le premier secteur (79 %), devant les marchés publics (46 %), et les deux autres thèmes à égalité (36%). Ce qui explique que les démarches en ligne plébiscitées concernent toutes le bâtiment et la construction : déclaration d'ouverture de chantier, déclaration d'intention de commencement de travaux, et demande d'indemnisation des travailleurs du bâtiment privés d'emploi en cas d'intempéries. (*) 736 personnes ont répondu, issues à 91 % du secteur privé et travaillant dans des PME (72 %) Source
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Technologie - L’éditeur américain met à disposition une version bêta d’Adobe Media Player, son lecteur multimédia qui permet de lire des vidéos au format Flash en ligne ou en mode déconnecté, après les avoir téléchargées en tâche de fond. Basé sur sa plate-forme de développement AIR (Adobe Integrated Runtime), le nouveau player AMP d'Adobe permet aux internautes de s'abonner gratuitement à différents programmes vidéo, diffusés par des partenaires comme CBS, MTV ou Universal Music. Ces programmes peuvent être indifféremment diffusés en streaming ou téléchargés pour un visionnage hors connexion, grâce à un système de gestion des droits mis en oeuvre par l'éditeur américain. La plupart des contenus se verront adjoindre de la publicité, dont les revenus seront partagés avec les ayants droit. Mais Adobe envisage de mettre en oeuvre d'autres formules, comme la location ou l'achat à l'acte. L'AMP d'Adobe devrait s'ouvrir à d'autres codecs Le logiciel AMP, qui intègre un véritable guide des programmes, ne supporte pour l'instant que le format vidéo Flash, mais il devrait s'ouvrir à d'autres codecs à l'avenir, indique Adobe. Les programmes auquels l'utilisateur est abonné sont téléchargés en tâche de fond lorsqu'il est connecté, de manière à lui permettre de les regarder à n'importe quel moment, même une fois déconnecté. Les ayants droit fixent eux-mêmes les règles d'utilisation de leurs contenus, auquels seront donc intégrés les spots publicitaires les plus récents même s'ils ont déjà été téléchargés. Cet accent mis sur la publicité distingue le player AMP d'iTunes, qui s'organise autour de la vente à l'acte. Il concurrence directement, par ailleurs, une plate-forme comme Joost, qui offre les même possibilités de « time-shifting » (enregistrement automatique des programmes pour un visionnage hors connexion ). Une version bétâ peut être téléchargée sur le site d'Adobe Labs, qui nécessite l'installation d'une ancienne version bétâ d'AIR. Source
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Technologie - Le service de cartographie en ligne de Microsoft bénéficie de nombreuses améliorations, dont la possibilité d'exporter ses collections de points d'intérêt vers n'importe quel système de navigation GPS. Au chapitre des nouveautés, le service de cartographie et de géolocalisation en ligne de Microsoft permet désormais d'exporter ses points d'intérêts vers n'importe quel système de GPS, supportant les formats standards KML, GPX et GeoRSS, ou encore vers Google Earth. L'utilisateur de Live Maps peut donc préparer ses trajets sur le web, puis envoyer directement sa collection de points d'intérêts vers son système de navigation. Les libellés des rues apparaissent désormais dans l'imagerie aérienne (Bird's eye) qui affiche des vues à 45°, évitant ainsi d'avoir à switcher de la vue aérienne à la carte pour les retrouver. Les cartes de Live Maps deviennent également interactives, et il est possible d'appliquer un masque d'un simple clic de souris afin de ne visualiser qu'une seule étape de son itinéraire. Live Maps intégre aussi la fonction MapCruncher, qui permet d'ajouter des images JPeg ou PDF à une carte existante faisant partie de sa collection. Enfin, il est possible de créer des visites virtuelles tout en bénéficiant de l'affichage du nom des rues et des axes routiers en vue oblique. Des améliorations qui ne concernent que les États-Unis Par ailleurs, Virtual Earth 3D, application qui affiche les batîments et les rues en 3D dans Live Maps, bénéficie également de quelques améliorations. Ainsi la modélisation de quatre villes américaines (Las Vegas, Dallas, Denver et Phoenix), qui met à profit le logiciel 3Dvia de Dassault Systèmes, a été nettement améliorée, avec des textures de résolution supérieure. Une centaine d'autres villes subiront le même lifting avant la fin de l'année, annonce Microsoft. L'intégration de la technologie 3Dvia permet toujours de créer et d'éditer ses propres immeubles ou bâtiments. Toutes ces améliorations ne concernent, pour l'instant, que la version américaine du site. En France, Microsoft vient cependant de passer un accord avec l'IGN qui va lui permettre d'exploiter sous licence toutes ses images aériennes en 2D du territoire national. Ces images seront accessibles dans Virtual Earth dès le mois de mai. Source
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Législation - La loi dite Châtel, adoptée en tout début d’année par le Parlement, insère de nouvelles obligations pour les fournisseurs d'accès internet et pour les e-commerçants. Décryptage par Arnaud Dimeglio, avocat à la cour. La loi Châtel du 3 janvier 2008 pour « le développement de la concurrence au service des consommateurs » réglemente l'usage des numéros surtaxés par les fournisseurs d'accès et par les vendeurs à distance. Elle n'aborde pas, en revanche, la question de l'utilisation de ces numéros par l'administration. Concernant les fournisseurs d'accès, l'interdiction est claire : le texte crée dans le code de la consommation un article L. 121-84-5 relatif à l'interdiction de l'utilisation des numéros surtaxés par les fournisseurs de services de communications électroniques. Cette dernière catégorie de prestataires renvoie pour l'essentiel aux fournisseurs d'accès. L'interdiction vise plus précisément les services dit de « hotline » fournis par ces fournisseurs : service d'après-vente, d'assistance technique ou tout autre service chargé du traitement des réclamations, se rapportant à l'exécution du contrat conclu entre ce fournisseur et le consommateur. Le législateur prévoit précisément que ces services sont accessibles depuis le territoire métropolitain, les départements d'outre-mer et les collectivités territoriales de Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, par un numéro d'appel non géographique, fixe et non surtaxé. Des ambiguïtés pour les e-commerçants Il n'y a donc pas d'ambiguïté sur le principe de l'interdiction, et son contenu. Le nouvel article L. 121-84-5 prévoit, en outre, la gratuité du temps d'attente pour les appels émis depuis ces territoires pour les services de hotline, lorsque le consommateur utilise le service téléphonique dudit fournisseur. En revanche, l'interdiction prévue pour la vente à distance est moins explicite. Elle résulte d'une modification apportée par la loi Châtel à l'article L. 121-19 du code de la consommation suivant lequel désormais : « Les moyens de communication permettant au consommateur de suivre l'exécution de sa commande, d'exercer son droit de rétractation ou de faire jouer la garantie ne supportent que des coûts de communication, à l'exclusion de tout coût complémentaire spécifique. » Dans cet article, le législateur ne vise pas expressément les numéros surtaxés. Mais il semblerait, à la lecture des débats parlementaires, qu'ils soient toutefois bien concernés. Le législateur précise, par ailleurs, que cette interdiction est relative à certains services : le suivi de l'exécution de la commande, l'exercice du droit de rétractation ou de garantie. Mais les termes « suivi », « commande » et « garantie » paraissent assez vagues pour laisser libre cours à toute interprétation. En pratique, le respect de cette interdiction risque donc d'être difficile à mettre en place pour les vendeurs à distance. Et l'administration ? Afin de faciliter leurs tâches, le législateur a néanmoins prévu que l'interdiction ne s'appliquait tant pour les fournisseurs d'accès, que pour les vendeurs à distance, qu'à compter du 1er juin 2008. Concernant les fournisseurs d'accès, il prévoit que l'interdiction sera applicable aux contrats d'accès en cours. Mais le législateur n'apporte pas une telle précision pour les vendeurs à distance. La question reste donc posée. Les parlementaires n'ont pas en outre imposé aux vendeurs à distance la gratuité du temps d'attente. Ces derniers risquent donc, en pratique, de se servir de ces temps d'attente pour compenser la perte liée à l'interdiction de surtaxer la communication effective. En conclusion, la loi Châtel interdit, dans certains cas, de manière claire aux fournisseurs d'accès, l'utilisation des numéros surtaxés. Elle apparaît en revanche plus imprécise en ce qui concerne les vendeurs à distance. Concernant les numéros surtaxés utilisés par les administrations, elle reste muette. Cela s'explique sans aucun doute en raison du fait que l'article 55 de la loi du 21 juin 2004 (LCEN) réglemente déjà l'utilisation de ces numéros par les services sociaux. Mais le décret qui était censé permettre son application n'a jamais été adopté. Concernant ces services, la question demeure donc entière. On peut enfin regretter que la loi Châtel, qui pourtant vise dans son intitulé « le développement de la concurrence au service des consommateurs », n'ait pas abordé la question de la concurrence dans le domaine des numéros surtaxés, et celle plus précisément du prix de ces numéros (réglementé), et du taux de reversement aux éditeurs. Source
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Réglementation - Viviane Reding, la commissaire en charge de la Société de l’information, prévient qu’une taxe sur les FAI et les opérateurs de téléphonie mobile serait contraire aux orientations fixées par la Commission européenne. Bruxelles observe d'un oeil inquiet le projet français de suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Selon les premières orientations données par le gouvernement, le manque à gagner serait compensé par une redevance sur les revenus publicitaires des chaînes privées, mais aussi par une taxe « infinitésimale » sur les opérateurs mobiles et les fournisseurs d'accès à internet, comme l'a exprimé Nicolas Sarkozy lui-même. Cette dernière mesure serait « à contre-logique », affirme Viviane Reding, commissaire européenne à la Société de l'information, qui s'exprimait hier lors d'une rencontre en France avec l'Association des journalistes économiques et financiers. Ses propos sont rapportés par l'AFP. La commissaire considère qu'« on ne peut pas travailler à résoudre le problème du haut débit en France, et en même temps ajouter encore une taxe supplémentaire ». Et bien qu'il s'agisse d'une réforme nationale, Viviane Reding a rappelé que Bruxelles pourrait être amené à intervenir « si les mesures étaient contraire au développement qu'on a donné ». Le site MaTelePublique.fr pour consulter les Français Parallèlement, la commission Copé, chargée de proposer des solutions alternatives de financement pour la télévision publique, vient d'ouvrir son site internet. Baptisé MaTelePublique.fr, il doit, dans un premier temps, informer les Français sur les tenants d'une telle réforme. Et à partir du 16 avril, le site permettra aux internautes de donner directement leur avis et de participer au débat. « D'habitude, entre la remise de la lettre de mission par le président de la République et la publication du rapport final, peu d'informations circulent. La gestation se fait en milieu fermé, au sein de la seule commission », explique le communiqué officiel. « Les membres de la Commission pour la nouvelle télévision publique ont tenu à changer cela : la plate-forme participative ainsi mise en ligne permettra d'élargir considérablement la base des personnes consultées au cours des auditions. Les synthèses des avis et préoccupations du public enrichiront le processus de consultation et les travaux de la Commission. » Mais au-delà du discours officiel, la réalité semble toute autre : le 16 avril, date à laquelle les internautes pourront donc débattre sur MaTelePublique.fr, c'est aussi le jour choisi par la Commission pour présenter son rapport d'étape et ses conclusions préliminaires. Difficile dans ce contexte de croire que les opinions des internautes pourront peser réellement sur les conclusions définitives, qui seront rendues à la mi-mai. Source
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Business - L’éditeur O’Reilly, qui distribue à la fois ses livres par correspondance, et en version PDF sur son site web depuis un an, constate que les ventes des uns ne cannibalisent pas celles des autres. Le format numérique attire même de nouveaux clients. L'éditeur de livres informatiques O'Reilly a publié, sur un nouveau blog consacré à l'économie de l'immatériel, des statistiques intéressantes sur les ventes en ligne de ses ouvrages au format PDF. Il en ressort notamment que la vente sur son site web de titres uniquement édités en PDF et de versions PDF de ses ouvrages n'a absolument pas entraîné de baisse des ventes papier par correspondance, lancées quelques mois plus tôt. « La saison d'automne, traditionnellement bénéfique pour l'édition, a autant profité aux livres classiques qu'aux ouvrages numériques, sans que l'un paraisse mordre sur l'autre », indique O'Reilly. Pour la période d'octobre 2007 à avril 2008, pendant laquelle toute l'offre était disponible sur le site (livres papier, livres PDF et offres papier + PDF), l'ensemble des formats numériques a représenté 44 % du chiffre d'affaires, représentant 60 % des volumes de vente en ligne. « Si plus de 60 % de nos clients ont choisi le livre électronique de préférence au papier, c'est qu'il existe bel est bien un public pour les formats numériques payants », constate O' Reilly, qui explique leur attrait par un prix de vente plus faible (entre 75 % et 80 % du prix papier), une disponibilité immédiate, la possibilité d'effectuer des copier-coller et l'absence de protection contre la copie. Diversifier les canaux de distribution « La disponibilité de contenu gratuit sur l'internet n'a pas découragé nos lecteurs d'investir dans du contenu numérique payant. Mieux, il semble que ce format ait attiré de nouveaux clients, au lieu de détourner les clients habituels du papier », poursuit l'éditeur, dont les ventes en ligne, rapportées aux ventes en librairie, auront représenté 12 % du chiffre d'affaires global. Les formats numériques plafonnent à 5 % de ce CA, mais elles ne sont pas négligeables pour autant, estime O'Reilly : « Au contraire : ne perdons pas de vue que les livres électroniques ne sont pour l'instant disponibles que sur notre site. Ils ont de fait une distribution très limitée par rapport à nos autres canaux de distribution. » Et de conclure : « La bonne piste consiste sans aucun doute à multiplier ces canaux. On peut facilement imaginer des libraires en ligne (Amazon.fr ou Fnac.com) proposant les ouvrages dans les deux formats. Mais également les libraires traditionnels, qui pourraient ainsi proposer beaucoup plus d'ouvrages à la vente sans les habituels problèmes liés à la gestion de stock. Enfin, il n'est pas exclu que les relais "communautaires" comme les blogs aient intérêt à devenir revendeurs pour les titres susceptibles d'intéresser leurs lecteurs. » source
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Stratégie - À la recherche de relais de croissance, Meetic veut s’appuyer sur l’audience drainée par son site de rencontres pour lancer de nouveaux produits : un portail communautaire féminin et un réseau social pour les 16-24 ans, financés par la publicité. Meetic annonce un nouveau cap dans son développement. Le leader européen des sites de rencontre se donne trois ans pour créer un pôle éditorial capable de générer un relais de croissance basé sur les revenus publicitaires. Sa première réalisation, prévue pour le second trimestre, sera un portail communautaire destiné au public féminin baptisé Vioo. Meetic compte ainsi s'appuyer sur l'audience féminine de son service de rencontres pour créer du trafic sur son portail. En 2007, 30% des nouveaux abonnés étaient des femmes. L'autre réalisation annoncée sera un réseau social à destination des 16-24 ans, accessible depuis le web et l'internet mobile, baptisé PeexMe. En 2007, Meetic a réalisé un chiffre d'affaires dépassant les 113 millions d'euros (+ 44,5 % sur un an ) dans lequel la publicité ne représente pour l'instant que 2 %. Son résultat net a atteint 14,2 millions (+40%). Son audience sur les sites Meetic (et ses partenaires) affichait 6 millions de visiteurs uniques et 1 milliard de pages vues, en janvier, selon Comscore. Une concurrence bien installée L'audience féminine est une cible privilégiée pour les annonceurs sur le web. Du coup, elle suscite l'intérêt des groupes de médias qui ont investi lourdement dans la reprise de sites. Le groupe allemand Axel Springer a ainsi déboursé 78 millions pour Aufeminin.com en juin 2007. Il y a quelques semaines, Lagardère a pris le contrôle du site Doctissimo pour un montant équivalent. La nouvelle activité de Meetic, " Edition & Trafic", bénéficiera d'une partie des 15 millions d'euros annuels d'investissement prévus pour soutenir le développement du groupe. Par ailleurs, Meetic ambitionne de lancer un site haut de gamme, Meetic VIP, qui devrait fonctionner uniquement sur invitation. Le groupe travaille aussi au développement de gadgets permettant d'être présent sur les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace. Sa stratégie éditoriale n'a toutefois pas convaincu les marchés : jeudi 27 mars, au soir de l'annonce de cette nouvelle stratégie, le titre Meetic a perdu plus de 8 % à la clôture de la Bourse de Paris, pour atteindre 18,20 euros. Le 28 mars, le titre enregistrait une nouvelle chute pour finir à 17,89 euros. source
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